La famille des Didones – Le Didot

Histoire de la typographie – Le Didot

En France, c’est la famille Didot qui domine l’art typographique à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le premier imprimeur de la famille est l’ancien libraire François Didot. Ami de l’abbé Prévost, il se rendit célèbre en publiant tous les ouvrages de ce dernier. Son fils François-Ambroise prend la suite de l’entreprise familiale, et devient un fondeur de caractères, imprimeur et éditeur de talent, qui apporte de nombreuses innovations à l’art typographique.

Pour une meilleure qualité d’impression, François-Ambroise met au point un papier vélin inspiré des techniques anglaise et néerlandaise. Il est aussi l’inventeur du « point Didot », un système de mesure typographique qui est encore couramment utilisé en Europe. Il travaille avec ses deux fils, Pierre Didot, qui lui succède comme imprimeur en 1789, et Firmin Didot, qui dirigera la fonderie familiale.

Police Didot

Police Didot

Du point de vue des caractères, François-Ambroise actualise le caractère romain et crée un nouveau type, le Didot. Entre 1775 et 1790, François-Ambroise et Firmin donnent sa forme définitive au caractère Didot, qui se distingue par les finesse de ses lettres. Construits selon un axe vertical, avec des pleins très épais, et des déliés très minces, les caractères Didot bénéficient du nouveau procédé de gravure sur cuivre, qui permet de graver des traits extrêmement fins.

Avec la Révolution la plupart des caractères existants sont fondus pour soutenir l’effort de guerre, et les types des Didot s’imposent rapidement dans tout le pays comme le caractère de référence.

Source : Le jeu Type Rider